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Ontario Arts Council

Consultations sur le Fonds culturel autochtone (FCA) : commentaires reçus et réponses apportées

De novembre 2016 à mai 2017, le Conseil des arts de l’Ontario (CAO) et le ministère du Tourisme, de la Culture et du Sport (MTCS) se sont associés à des partenaires autochtones de la province entière pour orienter l’élaboration du Fonds culturel autochtone (FCA).
 
Le FCA a été créé pour soutenir les priorités et les activités culturelles déterminées par les peuples et les communautés autochtones – dans les réserves et hors réserve, en milieu urbain, en milieu rural et en milieu isolé.
 
Dans ce processus de participation, le CAO et le MTCS ont créé une version préliminaire du cadre du programme proposé, version pour laquelle ils ont sollicité des commentaires par trois voies différentes :
  1. des rencontres ouvertes;
  2. des rencontres lors de conférences et événements;
  3. un sondage en ligne sur le site web du CAO.
 
Les rencontres ouvertes, auxquelles 94 personnes ont participé, ont eu lieu comme suit :
  • 3 mars, Ottawa, centre Wabano (avec les aînés Albert Dumont et Thomas Louttit).
  • 8 mars, Thunder Bay, Baggage Arts Centre (avec l’aînée Catherine Everson).
  • 9 mars, Sioux Lookout, centre d'amitié (avec l’aînée Juliette Blackhawk) .
  • 28 mars, Toronto, Native Canadian Centre (avec les aînés Patti Phipps Williams et Duke Redbird).
  • 29 mars, Six Nations de la rivière Grand, École polytechnique des Six Nations (avec le dirigeant communautaire David General).
 
Le CAO et le MTCS ont rencontré des représentants des Chefs de l’Ontario (novembre 2016 et avril 2017), de la Fédération ontarienne des centres d'amitié autochtones (décembre 2016), de la Nation métisse de l'Ontario (décembre 2016 et mai 2017) et du Independent First Nations Youth Working Group (décembre 2016 et mars 2017).
 
Le CAO a installé un kiosque d'information ou a participé à des réunions comme suit :
  • 24-26 janvier, Sault Ste. Marie, Anishinabek Nation Health Conference (fréquentation : 350 personnes) – kiosque d’information et réunion avec le groupe consultatif sur la santé.
  • 16-18 février, Timmins, Great Moon Gathering (fréquentation : 450 personnes) – kiosque d’information et réunion avec des représentants du centre d'amitié autochtone de Timmins.
  • 8-9 février, North Bay – réunion avec des représentants de la Première Nation de Nipissing, d’Aanmitaagzi, du Collectif des commissaires autochtones, et rencontres avec des artistes individuels (fréquentation : 10 personnes).
  • 10-12 février, Sudbury, Ojibway Culture Foundation Anishinaabewin 8 Conference (fréquentation : 300 personnes).
  • 7 mars, Première Nation de Fort William – séance d’information (fréquentation : 40 personnes),
  • 9 mars, Sioux Lookout, groupe de femmes Equay-wuk – séance d’information (fréquentation : 14 personnes).
  • 4 avril, bibliothèque de la Première Nation de Wikwemikong – séance d’information (fréquentation : 12 personnes).
  • 10 avril, centre communautaire du Territoire des Mohawks de Tyendinaga – séance d’information (fréquentation : 17 personnes).
  • 11 avril, centre d'amitié de Peterborough – séance d’information (fréquentation : 20 personnes).
 
Commentaires reçus et réponses apportées
 
Les commentaires et les réponses ci-dessous sont répartis dans les catégories qui figurent dans le cadre du programme proposé :
  • Nom et objectifs du fonds.
  • Critères d’admissibilité et montants.
  • Processus de demande.
  • Processus d'évaluation et critères.
  • Rapport et évaluation des projets.
  • Soutien apporté aux candidats, propriété intellectuelle et confidentialité.
 
Les commentaires d’ordre général et les réponses sont également inclus.
 

Nom et objectifs du fonds
 
Commentaires Réponses
Il n'y a pas eu de consensus sur le nom du fonds, mais un sous-titre pourrait clarifier davantage son objectif. Continuer à utiliser le nom Fonds culturel autochtone, mais ajouter comme sous-titre « promouvoir les communautés et les modes de vie autochtones ».
 
Des remarques ont été faites sur certains termes utilisés pour formuler les objectifs du FCA et la nécessité de dire clairement que le fonds soutiendra les différents éléments mentionnés au lieu d’utiliser des verbes plus vagues. Revoir la manière dont les objectifs sont formulés de façon à mieux refléter le rôle du FCA dans le financement d’activités culturelles et dans la création de possibilités de partage et d'apprentissage.
 
Revitalisation est le mot approprié pour décrire le soutien dont ont besoin les initiatives liées aux langues autochtones, initiatives qui sont d’une importance vitale.
 
Ajouter aux objectifs du FCA l’aide à la revitalisation des langues autochtones.
 

Critères d’admissibilité et montants
 
Commentaires Réponses
La question de l’auto-identification a suscité de vives réactions, et de nombreux intervenants ont souligné la nécessité de mettre en place différents mécanismes pour évaluer les candidats individuels. Des lettres d’appui ou de recommandation ont été fortement suggérées.
 
Demander aux candidats individuels de soumettre une lettre d’appui et de décrire leurs relations avec la communauté ou les communautés dans lesquelles ils vivent ou avec lesquelles ils travaillent.
Plusieurs intervenants ont demandé comment le CAO veillera à la répartition équitable des subventions entre le Nord et le Sud, entre les grands et les petits organismes.
 
Mettre au point des directives d'évaluation en vue de l’attribution équitable des subventions.
 
Il faut encourager les jeunes à faire des demandes. Le CAO doit inclure une définition de « jeunes ». L’âge minimum suggéré était de 16 ans.
 
Définir les jeunes pour le FCA comme les 16-30 ans.
 
Les termes utilisés pour certaines catégories doivent être plus clairs. Par exemple, l’expression “cultural safe-keeping” n'est pas une expression avec laquelle les gens se sentent à l’aise. Il faut aussi préciser clairement que les activités culturelles autochtones comprennent entre autres la récolte de nourriture traditionnelle, l’expression culturelle contemporaine, les protocoles de développement, l’immersion linguistique, les activités physiques et les sports traditionnels, et les contes traditionnels.
 
Modifier la terminologie de manière à refléter les commentaires.
Des subventions pluriannuelles et un délai de deux ans pour les subventions de projets sont une bonne idée, parce qu’une année ne suffit pas pour mener un projet à bien et en constater les résultats.
 
Créer un programme de projets pluriannuels.
 
Ce serait bien d’offrir une période où les demandes sont acceptées en continu et de multiples dates limites.
 
Créer un programme de petites subventions (inférieures à 5 000 $) pour lesquelles les demandes peuvent être envoyées en continu de manière à ce que les candidats puissent être informés des résultats dans les deux mois.
 
 

Processus de demande
 
Commentaires Réponses
Les réactions au processus de demande en ligne étaient positives, mais le CAO doit garantir l’accessibilité des programmes à ceux qui n’ont pas accès à un ordinateur.
 
Donner aux candidats d’autres options –demande papier, demande orale.
Certains intervenants étaient préoccupés par le financement de « pratiques cérémoniales et spirituelles » et ont demandé comment le CAO veillera à ce que les candidats qui reçoivent une subvention à cette fin ont l'appui de leur communauté. D’autres ont dit que ces pratiques font partie de la culture et ont vu dans l’expression utilisée la possibilité d’entreprendre différents projets, comme la construction d'une hutte à sudation.
 
Inclure dans les directives des programmes les activités admissibles qui reflètent les valeurs autochtones et les définitions de la culture.
Le besoin de fonds d'immobilisations a été fortement souligné. Pour renforcer les capacités des communautés, les gens doivent pouvoir acheter du matériel et des matériaux. Ils doivent pouvoir entreprendre des projets de construction de petite envergure (camps de chasse, huttes à sudation, serres, espaces culturels, p. ex.). Les frais de garde d’enfants devraient aussi être une dépense admissible.
 
Créer pour les demandes au FCA un nouveau formulaire de budget qui comprend les dépenses de garde d'enfants, de matériaux, de fournitures et les petites dépenses d'investissement (capital de démarrage, matériaux de construction, p. ex.).
Qu’ils vivent dans des communautés isolées ou en milieu urbain, ceux qui veulent assister à une cérémonie ou se rendre sur le territoire doivent faire face à de grandes dépenses de déplacement.
 
Offrir la possibilité de rembourser les frais de déplacement.
 

Processus d'évaluation et critères
 
Commentaires Réponses
Le CAO doit s’assurer que les groupes d'évaluateurs représentent le bassin de candidats.
 
Recruter des partenaires autochtones pour élargir le bassin d’évaluateurs.
Veiller à ce que les demandes soient évaluées et comprises dans leur contexte. Les pratiques dans les régions sont très différentes des pratiques dans les communautés isolées, surtout dans le Nord.
 
Établir pour les groupes d'évaluateurs des consignes très claires au sujet des priorités de financement et des critères d’évaluation.
Il faut soigneusement tenir compte des critères d’évaluation : les évaluateurs doivent non pas « juger la culture », mais examiner l'état de préparation et l’impact du projet.
 
Décrire le processus d'évaluation dans les pages web des programmes du FCA. Inclure le formulaire d’inscription comme évaluateur éventuel. Préciser les autres options pour faire une demande (demande orale et demande papier).
 
 

Rapport et évaluation des projets
 
Commentaires Réponses
Les exigences contraignantes en matière de rapport constituent un des principaux obstacles pour les Autochtones qui veulent demander une subvention. Les rapports devraient être proportionnels à l’échelle et à l’ampleur des subventions et des projets.
 
Créer pour les rapports des mécanismes clairs et simples qui correspondent à l’échelle de la subvention et qui cernent tout ce que les activités culturelles financées par le FCA ont de fascinant.
 
Le CAO devrait publier les résultats des subventions pour que les communautés se rendent compte de ce que les autres font.
 
Afficher sur le site web du CAO une brève description des projets subventionnés.
 

Soutien apporté aux candidats, propriété intellectuelle et confidentialité
 
Commentaires Réponses
Le CAO doit jouer un rôle proactif dans le processus, c’est-à-dire faire des commentaires positifs et encourager les nouveaux candidats.
 
Intégrer dans le rôle du personnel du FCA l’aide pour la préparation d’une demande et la rétroaction après l'obtention de la subvention.
 
Il faut que ce soit clair que les candidats n’ont pas à s’expliquer sur des sujets culturellement sensibles ou des renseignements confidentiels et qu’ils conservent la propriété intellectuelle.
 
Déclarer clairement que les candidats n’ont pas à s’expliquer sur des sujets culturellement sensibles ou des renseignements confidentiels et qu’ils conservent la propriété intellectuelle.
 
Il faut de l’aide pour la préparation des demandes. De nombreuses communautés n’ont pas cette capacité. L’idée d’offrir des ateliers de rédaction de demandes a été reçue avec enthousiasme.
 
Mettre au point un laboratoire mobile pour aider les candidats à rédiger une demande. Établir des partenariats avec des organismes et des membres de la communauté locale qui offriront une formation et de l’aide pour la préparation de demandes.
 
Les communications doivent être plus rapides. Facebook, p. ex., est une bonne manière de joindre les gens.
 
Mettre au point une stratégie de communications qui comprend les médias sociaux.
 
Créer un réseau de communication et faire connaître le FCA. Les rencontres et les échanges personnels sont les plus efficaces.
 
Travailler avec des « connecteurs » locaux pour faire connaître le FCA, publier les réussites exemplaires et offrir du soutien.
 
Il est essentiel de se rendre dans les communautés du Nord et dans les communautés isolées.
 
Faire une priorité des activités de sensibilisation dans le Nord.
Le CAO devrait s'efforcer d’offrir les renseignements et les formulaires dans des langues autochtones.
 
Étudier ce qu’impliquerait la traduction de la documentation dans des langues autochtones pour l’année 2 (2018-2019).
 

Commentaires d’ordre général
 
Commentaires Réponses
Il est essentiel d’établir une relation de confiance pour assurer la réussite du FCA. Le fait que le CAO n'est pas un organisme autochtone a soulevé quelques inquiétudes. Les intervenants ont cependant apprécié le fait que le FCA est dirigé et administré par des membres du personnel autochtone du CAO.
 
Le MTCS et le CAO reconnaissent que les communautés autochtones ont leurs propres priorités culturelles. Le FCA vise à soutenir ces priorités et à être géré conformément aux pratiques culturelles autochtones et au savoir autochtone.
 
Le CAO doit envisager le développement de ce programme dans l’optique d’une démarche continue et veiller à créer les mécanismes qui permettent de recueillir les commentaires des membres de la communauté tout au long de son évolution.
 
Faire de la sensibilisation et de l’établissement de relations une priorité fondamentale.
 
Il y a de nombreuses subventions gouvernementales mais aucun endroit centralisé où les communautés et les candidats autochtones peuvent trouver l’information qu’il faut.
 
Le personnel du CAO va se renseigner davantage et se doter des ressources nécessaires pour aider les candidats à repérer d’autres sources de financement.